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Accueil > L’enseignement > La peinture de Rubens (1577-1640)

LA PEINTURE DE RUBENS


HISTOIRE

 

 

 

 

Son père : Jan Rubens, échevin d’Anvers, calviniste, avait dû fuir en 1568 les persécutions religieuses perpétrées à l’encontre des calvinistes révoltés par l’intransigeance de Philippe II qui voulait faire régner la loi de l’Eglise catholique. lmkùl

En exil, Jan Rubens retrouve Guillaume d’Orange qui dirige la résistance contre les Espagnols. Celui-ci le charge de s’occuper de ses affaires privées avec son épouse, Anne de Saxe, durant son absence. Jan Rubens s’en occupe si bien qu’Anne se retrouve enceinte et que Jan Rubens est condamné à mort pour adultère.
L’épouse de Jan Rubens, Maria, mettra deux ans à obtenir la grâce de son mari. Guillaume ne cèdera qu’en contre partie d’une grosse rançon que Maria réunira en vendant des biens de famille à Anvers.
Libéré en 1573, assigné à résidence à Siegen en Westphalie, Jan Rubens reprend la vie conjugale avec Maria qui lui a pardonné et c’est là que naît le 28 juin 1577 Pierre Paul Rubens, sixième enfant de la famille.

Après la mort de son mari en 1587, Maria retourne chez elle à Anvers avec ses enfants.

Des sept enfants qu’elle a eu il n’en reste que trois : une fille aînée, vite mariée, et ses deux fils d’après le scandale : Philippe et Pierre Paul, de trois ans son cadet, qui resteront très unis toute leur vie.
A l’âge de 14 ans, Pierre Paul supplie sa mère de lui faire apprendre la peinture et il va faire son premier apprentissage chez un peintre paysagiste. Il va beaucoup copier pour apprendre et à 21 ans il obtient la qualité de franc-maître et s’inscrit à la guilde anversoise.

A 23 ans il rejoint son frère à Padoue, qui fait des études de droit, et c’est l’aventure.

Autoportrait de Rubens ; Rubenshuis, Anvers

Après Padoue il va à Venise copier Le Tintoret, Véronèse et Titien qu’il admire. C’est là qu’il rencontre le duc Vincent de Gonzague qui l’engage comme copiste et l’emmène à Mantoue.
Il va rester 8 ans à la cour de Mantoue, à faire des copies des chefs d’œuvres de la Renaissance. Pour ce faire, il va à Rome où se trouve son frère Philippe et copie Michel Ange, Raphaël…Le contrat qui le lie au duc de Gonzague lui permet de travailler pour d’autres et il décroche sa première commande : un triptyque pour l’église « Santa Croce de Jérusalem ». Du coup, Gonzague lui passe aussi commande d’un retable mais il lui fait jouer aussi un rôle qui va lui plaire : ambassadeur, et l’envoie en Espagne.

La vie de Rubens est très pleine, il voyage et travaille énormément. Il rentre à Anvers fin 1608 car sa mère meurt.

Il y retrouve son frère Philippe et décide de reconquérir cette ville, de redonner au nom de Rubens le lustre d’autrefois, d’avant l’exil et le scandale paternel.

Ils vont se marier tous les deux dans la même famille. Pierre Paul épouse la nièce, Isabelle Brant, de la jeune femme qu’épouse son frère.
La situation politique et économique d’Anvers est favorable. Il y règne depuis l’avènement du nouveau roi d’Espagne : Philippe III un relatif climat de paix.
Philippe Rubens devient échevin, retrouvant la place de son père. Mais il meurt rapidement en 1611.

Pierre Paul veut un emploi officiel qu’il obtiendra du régent : le duc Albert après avoir fait son portait et celui de sa femme, Isabelle. Il devient peintre de la cour avec un très bon contrat.

Rubens achète une maison dans le quartier de son enfance qu’il transforme en palais, avec de part et d’autre d’un beau jardin une maison d’habitation et un atelier.

Peintre de cour, partisan de la Contre-réforme ( par conviction ou opportunité ? ) Rubens ne manque pas d’ouvrage. Il faut reconstruire les 400 églises saccagées par les iconoclastes.

Son atelier est une usine. Composé de son bureau où il réalise les esquisses, de l’atelier proprement dit où sont peintes les œuvres sur toile par ses aides et d’une galerie d’exposition.
Quand les toiles sont presque achevées Rubens y ajoute sa touche personnelle et les signe pour les authentifier.
Rubens est cher. C’est aussi un homme d’affaire qui ne néglige aucun profit.

Pour protéger ses œuvres il sera le premier à bénéficier d’un privilège de 7 ans qui interdit de copier ou d’imiter ses œuvres aux Pays Bas et aussi en France et en Espagne.
Il sait s’entourer d’aides de grand talent : Snyders, Jordaens, les trois Teniers, Van Dyck.

Paysage d’automne
Conservé à la National Gallery de Londres

Ces commandes l’obligent à beaucoup voyager et il est couvert de gloire. Il est anobli par le roi d’Espagne.
Chez lui il trouve le temps de monter une grande collection d’œuvres d’art.

Son destin s’obscurcit quand sa fille aînée meurt en 1623. Trois ans plus tard c’est sa femme qui décède et Rubens exprime beaucoup de chagrin.
De plus la situation politique se dégrade, le nouveau roi Philippe IV rêve de reconstruire l’empire de Charles Quint. Les hostilités reprennent, les Hollandais se sentant protégés tacitement par l’Angleterre.

Rubens a des ambitions politiques. L’épouse de l’archiduc Albert maintenant décédé, l’infante Isabelle le consulte. Rubens pense que pour que la guerre entre la Hollande et l’Espagne s’arrête, il faudrait que l’Espagne et l’Angleterre signent un traité de paix.

Rubens va donc devenir diplomate ; il part d’abord pour Madrid sans résultat mais cela lui permettra de faire le portrait du roi Philippe IV et de rencontrer Velázquez, puis après son retour à Anvers en 1629 il part à Londres. C’est là que sera signé le traité de paix en janvier 1630. En fait ce traité ne va pas arrêter les hostilités en Hollande, mais Rubens a fait de son mieux.

Il rentre à Anvers et se remarie avec une jeune fille de 16 ans : Hélène Fourment alors qu’il a 53 ans. C’est la plus jeune sœur du mari de la sœur de sa première femme.

Hélène Fourment avec son fils

Ce mariage le rend heureux. Il va avoir 5 enfants, installe sa famille dans deux châteaux loin d’Anvers où il découvre la campagne.

Il peint alors des scènes champêtres et des paysages. Il reconstitue une collection d’œuvres d’art ( il avait vendu la première au duc de Buckingham pour s’introduire à la cour d’Angleterre)

Rubens n’a plus de rôle politique à Anvers d’autant qu’ Isabelle est morte en 1633. Mais il est toujours peintre de la cour d’Espagne. Philippe IV l’accable de commandes.

Perclus d’arthrite, Rubens fait appel à d’anciens élèves, il exécute toujours les esquisses mais ne signe plus rien.

Il meurt le 30 mai 1640.++++

SON OEUVRE

Il touche à tous les domaines de la peinture : portraits, sujets mythologiques, scènes allégoriques, scènes historiques, sujets religieux, paysages.....

La kermesse
consevé au Louvre

Son œuvre est vaste et variée.

Il travaille pour la cour de France ( commande de Marie de Médicis sur sa vie et cartons de tapisserie pour Louis XIII),

pour l’Espagne ( commande des Carmélites de Madrid),

pour Charles Ier d’Angleterre ( plafond de Whitehall à Londres ).++++

TECHNIQUES

La peinture oléo-résineuse, lisse et brillante.

  • LES ESQUISSES

Peintes sur panneaux de bois, ce sont les maquettes que préparait Rubens pour ses compositions de grande envergure : plafonds...

Les panneaux enduits traditionnellement sont couverts d’une impression bistre passée horizontalement : les traces du pinceau sont visibles à l’oeil nu.

Brossées vivement les esquisses de Rubens ont un caractère enlevé, léger et spontané qui contraste avec celui de ses grands tableaux dont ce ne sont pas les qualités principales...On retrouve cependant cette impression avec "la kermesse", de dimension plus modeste et peint sur bois.

L’utilisation d’un gel composé d’huile noire et de mastic en larmes pour poser les ombres et les couleurs sombres permet d’obtenir cette touche enlevée toute en transparence.

En revanche les zones claires, lumineuses, sont opaques et obtenues avec de l’huile cuite dans laquelle est incorporé du blanc plus ou moins coloré.

  • LES TABLEAUX

Il utilisait les toiles , des toiles marouflées sur panneau, et des papiers marouflés sur toile.

En droite ligne de la technique des primitifs flamands, la technique de Rubens s’en démarquera par l’accentuation de l’opacité des pâtes, en particulier des couleurs claires par l’adjonction de blanc dans les couleurs, selon la méthode des peintres italiens, en particulier les vénitiens (voir Le Titien).

Comme chez les primitifs, les fonds de Rubens sont clairs, préparés d’un mélange de colle de peau et de craie.

Ses couleurs étaient broyées avec un mélange d’huile de lin cuite et de résine, son diluant (medium) composé sans doute d’un mélange de baume de térébenthine de Venise, d’essence de térébenthine ou d’essence d’aspic, et d’huile de lin cuite.

On a la chance de pouvoir consulter les écrits de Turquet de Mayerne, qui était un ami de Rubens et qui donne de précieuses indications sur sa façon de faire, en spécifiant : « vidi » : j’ai vu.

  • LE PROCEDE :

La première ébauche était exécutée en camaïeu roux transparent, en terre de Sienne brûlée.

La deuxième ébauche était poursuivieà la façon des ébauches du Quatrocento, c’est à dire en 3 tons dégradés. Les couleurs sont cependant plus épaisses car il y ajoute du blanc de plomb.

Chaque teinte est préparée en trois tons différents : le ton local (moyen), le ton sombre et le ton clair et elles sont appliquées en partant des ombres posées lors de l’ébauche.

Les rehauts sont posés avec du blanc d’argent et du jaune de Naples, très opaque.

  • SES COULEURS
    (selon Maurice Busset)

Jaune : mélange de laque jaune (stil de grain), ocre jaune, blanc d’argent.

Chair : blanc d’argent, ocre jaune, ocre rouge, vermillon (cinabre)

Rouge : blanc d’argent, laque, vermillon

Gris bleu : blanc d’argent, outremer (lapis lazuli) et noir

Rubens, safemme Hélène Fourment et l’un de leurs enfants.

ARTICLE EN COURS DE REDACTION


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